C’est pas la taille qui compte…

Salut à tous !

Aujourd’hui, je viens de voir une petite étude dont les conclusions ont été publiés sur le site jeuxvideo.com, qui est un site référence du domaine du jeu vidéo.

L’étude en question nous vient de l’université de Ghent en Belgique, et montre que le cerveau des joueurs, et plus particulièrement la zone responsable du plaisir, est plus importante que la moyenne (échantillon de 154 enfants de 14 ans qui ne sont pas considérés comme « dépendants » aux jeux vidéos, répartis selon le temps passé à jouer durant la semaine). Les scientifiques sont parvenus à établir un lien entre la taille de la zone du plaisir et le temps de jeu, sans avoir pu déterminer exactement lequel, à savoir quelle est la cause et quel est l’effet.

Si ça vous intéresse, l’article original de jeuxvideo.com est disponible ici. L’étude n’est pas publiée sur le site mais je pense qu’une simple demande à la rédaction de ce site vous permettra de l’obtenir (ou Google, c’est bien aussi).

Moi, j’aimerais qu’on discute un peu sur ça. J’aime bien les jeux vidéos, même si je n’ai pas vraiment le temps d’y jouer. En tout cas, je trouve bizarre de voir tant de gens considérer ça comme de la perte de temps ou comme quelque chose d’un peu « tabou » qu’on ose pas dire aimer, sous peine de passer pour un gros geek ou un mec qui sort pas de chez lui. Même si j’entrevois la relation entre aimer les jeux vidéos et le fait que quand on y joue, ben par défaut on est pas en train de faire du bricolage dehors, ceci s’applique finalement à… tout type de loisirs qui se fait à la maison.

Je veux dire, quand vous lisez, finalement, ça revient au même non ? Un jeu vidéo, finalement, ce n’est rien d’autre qu’une histoire, au même titre qu’un livre, sauf que c’est vous qui la construisez, au lieu de passivement tourner des pages pour regarder ce qu’il arrive à votre personnage préféré. J’écoutais la matinale d’une grande radio française il y a quelques jours et les mecs de l’émission parlaient de la sortie de Battlefield 3, à la consternation des filles, qui ne voyaient pas d’utilité à jouer à un jeu vidéo… Mais quelle est l’utilité de regarder la télé ou de lire un bouquin ?

Je ne comprend pas. L’image du jeu vidéo doit certainement souffrir des phénomènes de no-lifisation de personnes jouant 24/7 sur des jeux en ligne massivement multijoueurs (MMORPG), mais je pense que toute personne capable de réfléchir deux minutes peut s’apercevoir que ce cas n’est pas une généralité… d’autant plus que le jeu vidéo, ça va de ça :

à ça :

en passant par ça :

Jpense qu’on est tous capable d’y trouver chaussure à notre pied pour se détendre après une journée de travail. Alors, pourquoi cette diabolisation du jeu vidéo ? Vous avez un avis ? N’hésitez pas à le donner dans les commentaires !

PS : Merci à Jeuxvideo.com pour les screens de Call Of Duty : Modern Warfare 3, Oui-oui et livre magique, et Super Mario World 2 : Yoshi’s island

Publicités
Cet article a été publié dans Deep Thoughts, Videogames. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour C’est pas la taille qui compte…

  1. diafw dit :

    Super Mario World 2 : Yoshi’s island j’y jouais gamin!!!! Ca tue!

    Serieusement, ce n’est pas la taille qui compte. Comme ailleurs. Même pas vraiment le nombre de synapse. C’est plus compliqué que ça. Au final l’important c’est l’efficacité synaptique, et cela ne se mesure que sur cervau tranché… Amis gamers, des volontaires pour savoir si vous avez un meilleur cerveau?

    De plus dans le résumé il n’est mentionné que la zone du plaisir, soit le système dopaminergique amygdalo-striatal. Ce système n’est à ma connaissance pas impliqué dans « l’intelligence » mais plus dans le codage du plaisir (et pas mal d’autres trucs évidemment). Il a un rôle fort dans tout les comportements addictifs comme la drogue (toutes de l’héroine à la nicotine en passant par les addictions au jeu d’argents et video). Sauf que dans les addictions drogues, du fait de la toxicité des drogues il y a mort neuronal. On peut imaginé que le cerveau accroit ça capacité de traitement là ou elle est nécessaire, pour le coup des jeux, dans le système dopaminergique plus précisement la voie méso-cortico-limbique, et tout le système du circuit de Papez,

    zouby.

  2. diafw dit :

    Au fait, merci pour l’addiction que tu m’a fourgué à Europa Universalis 3. Depuis juillet j’en décroche plus. C’est une bombe ce jeu!

  3. Jay dit :

    LAME, THERE IS NO SCIENCE IN THIS ARTICLE

  4. diafw dit :

    C’est un des rares jeux ou les codes peuvent te servir à le rendre plus dur! (si pour fourguer du cash aux ennemis, et leur faire annexer des états ou finir les guerres plus vite!)

  5. Lucas dit :

    La diabolisation des JV est avant due à la capitalisation de l’information, et du pouvoir que l’information a sur les gens.
    Pour survivre, un journal doit donner du sensationnel. Donc il ne parlera pas ou peu de Jocelyne, fermière de 87 ans qui viens d’obtenir un troisième chiots. En revanche, l’article sur comment le troisième chiot a égorgé Jocelyne est plus vendeur, si bien que seul les cas particuliers, les exceptions, apparaissent dans les journaux, dans les médias.
    Et quand on clame qu’un enfant à trucidé sa famille avec un cure-dent au nom de Satan, tout le monde est d’accord : c’est la faute aux JV, car l’enquête à démontré que l’enfant y jouais. (aussi qu’il était instable depuis des années, qu’il fréquentait des milieux pas clairs, mais c’est trop glauque pour que mémé achète, donc on oublie ces détails)
    Comme les pour les jeux de rôle papier, les JV sont stigmatisés car ils n’ont pas défenseurs officiels et influents. (pour les jdr, ça a changé avec la ffjdr et homologues, mais c’est pas au top, vu ce que pensent les encore les gens…)

    Que les JV améliorent certaines facettes de notre cerveau, pourquoi non ?
    Partisans de la toute-influence, je trouverais au contraire scandaleux qu’il n’y ait pas de conséquences neurologiques.
    Je me rappelle encore mon père moqueur, quand une personne lui a sortit, après avoir réalisé une action de rattrapage d’assiettes assez impressionnante, qu’il devait sa réactivité aux JV auxquels il jouait.
    Bizarrement, je trouve ça logique : les jeux FPS bien bourrins comme Unreal Tournament demandent de bon réflexes. Et a mon avis, celui qui y joue a beaucoup plus de chance de développer ses réflexes que celui qui fait du scrabble en attendant…

    De même, il me semble tordu de dire que les jeux vidéos rendent bêtes et méchants. Combien de personnes passent leurs nerfs sur des jeux, pour éviter d’avoir à le faire en public ?
    (à vous de voir, mais j’ai déjà une préférence entre les deux possibilités)
    Sans compter certains jeux, certes violents, mais qui demandent pas mal de réflexion. Certains jeux de stratégie sont de véritables défis intellectuels. D’autres le sont moins, mais demeurent très difficiles voire impossible si on n’agit pas intelligemment.

    Que les vieux nous martèlent que les JV c’est pas bien sur tous les aspects, d’une certaine façon je comprend : je serais le premier à gueuler sur mes hypothétiques enfants quand ils seront dessus, plutôt que sur la sainte et pure leçon de maths à apprendre pour demain. A ne plus faire de JV, à n’en voir que les mauvais côté, je ne pourrais les apprécier.
    Et en plus, la presse sera de mon côté.

    Ou plutôt, je serais du côté de la presse.

    • krys3000 dit :

      Très bonne analyse. Je suis totalement d’accord sur le rôle des médias.

      Personnellement, c’est une situation que je vois avec mes parents. Quand ils me voient jouer à la console, souvent c’est « t’as rien de plus intelligent à faire ? », souvent au motif que « tu t’abrutis à jouer à des trucs pareils ». Quand je lis un livre, au contraire, c’est super.

      Pourquoi ? Que m’apporte un roman fantastique, concrètement ? Très peu de choses. Du vocabulaire, j’en ai déjà. Le jeu vidéo entraine mes réflexes, me permet de travailler de nouvelles choses. Je m’abrutis bien plus en lisant qu’en jouant.

      Pourtant, quand j’achète un jeu vidéo, ma mère me demande pourquoi je dépense stupidement de l’argent pour des conneries. Si j’achète un livre, par contre, même plus cher, y’a pas de souci.

      • Lucas dit :

        Qui sait, peut-être que nos progénitures occuperont leurs temps libre à des choses que nous ne pouvons pas encore imaginer. Peut-être pas dans la continuité du JV, peut-être pas quelque chose de très dangereux.

        Comment réagiront-nous à cette chose qui ne nous a jamais manqué durant notre enfance, quelque chose que personne n’avais vu avant, et qui pousse la nouvelle génération à ignorer ce que nous avons forgé pour eux, ce qu’ils doivent forger pour leur vie ?

        Mine de rien, la question se pose : comment peut-on continuer à unir parents et enfants si le fossé qui se creuse entre les deux ne cesse de grandir. Les technologies vont de plus en plus vite, les nouveautés étrangères à une génération s’accumuleront sur la suivante…

        Les conséquences de cette profusion technologique est difficile à prévoir.

  6. diafw dit :

    Les jeux ne rendent ni plus con ni plus malin. C’est un passe temps. Trop passer de temps sur quelque chose est mauvais, et ce peut importe la chose. Que ce soit des jeux, du travail, du bricolage, ou de la cuisine et j’en oublie…

    Le pb des jeux c’est le pb de l’inconnus. Nos ainés n’en avaient pas, et c’est technologique et ça fait peur, déjà le magnetoscope a fait peur. Et puis c’est virtuel, donc abstrait, mais contrairement à un livre ça ne fait pas travailler l’imaginaire depuis uniquement des mots. De plus on a pas d’intellectuel du jeu video, pas de prix nobel non plus. Les jeux c’est les Hikkikomori, les ado débiles et satanistes, les no lifes…

    Ce qu’on oublie c’est un pilote apprend sur flight-simulator avant de transporter 200 personnes sur 6000 bornes, les astronautes font du simulateur aussi, les pilotes de chasses idem, même ceux qui porte la bombe atomique…. Les echecs sont un jeux, sans interface graphique certes, mais qui irait traiter Kasparov de no-life puéril?

    Ce qu’on oublie aussi c’est que la connerie et la propension de quelqu’un a être influençable ne dépend pas uniquement de l’influence, mais de la personne (je sais pas si c’est clair).

    S’attaquer aux jeux parce que c’est des jeux c’est comme traiter son voisin de bougnoule parce qu’il est arabe. C’est être con. C’est avoir peur. C’est manquer de lucidité, de culture, d’ouverture d’esprit. Tous les jeux ne sont pas à mettre entre toutes les mains. On ne mettrait pas le dernier resident evil dans les mains d’un gosse de 5 ans. Aussi est il peut être nécessaire de laisser les jeu violent à ceux qui comprenne que cela n’est qu’un jeu, et que la violence ne résout jamais rien.
    Mais, franchement, combien de gens après avoir jouer à GTA ont volé une voiture de police à un feu rouge (ou essayer)?

    La violence de certains jeux et la fascination qu’elle exerce sur certain adolescent plus ou moins bien dans leurs peaux nous interroge presque plus sur l’être humain que sur la nécessite ou non de jouer 4 ou 5 heures (voire plus) pour désaouler du zombi. Et puis je comprends les parents qui voient leur ados passer plus de temps sur à bossé leur bio mol ou leur **** de cycles des algues. Jouez, et ayez une vie!

    • Lucas dit :

      Le problème de la protection lacunaire des enfants sur les parents se retrouve partout. Dans l’enseignement en classes collèges-lycées, cette protection est presque misérable à voir.
      Les parents gueulent contre les profs qui se montrent durs avec leurs élèves, sous prétexte que cela les choquent. Pendant ce temps, les même élèves jouent à des jeux comme GTA, que vous avez cité.

      Combien de personnes jouent-elles en dessous de l’âge conseillé ?
      Les premiers fautifs sont les parents qui laissent cela faire.

      « Ce qu’on oublie aussi c’est que la connerie et la propension de quelqu’un a être influençable ne dépend pas uniquement de l’influence, mais de la personne »
      C’est clair, et cela me semble bien réaliste : on n’est influencé que par ce qu’on laisse nous influencer.
      Jouer à GTA ne nous encourage pas à être violent et criminel si l’on voit se jeu comme un divertissement. Pas si on le voit comme une représentation de la vie réelle.
      L’influence, c’est ce que les autres nous donnent pour expliquer pourquoi ils sont d’accord avec nous…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s